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samedi 1 juin 2013

Nvidia GeForce GTX 770 : les cartes des partenaires

Au lendemain du lancement de la Nvidia GeForce GTX 770, de nombreux fabricants ont annoncé leurs cartes graphiques.

GTX770

La plupart des partenaires de Nvidia ont profité du lancement de la GeForce GTX 770 pour annoncer de nouvelles cartes graphiques. Comme d'habitude, les fabricants cherchent à se différencier en personnalisant plus ou moins leurs cartes.

En matière de refroidissement en particulier, aucun des fabricants n'a malheureusement maintenu la solution d'origine, pourtant louée par la critique, pour son silence, son esthétique et la qualité des matériaux.

Asus propose ainsi l'éternel DirectCU II, constitué de deux ventilateurs de 80 mm, avec lequel il prétend obtenir une température inférieure de 20% en dépit de nuisances sonores trois fois moins importantes. Un seul modèle est proposé, avec des fréquences légèrement rehaussées : le GPU est cadencé de 1058 à 1110 MHz plutôt que de 1046 à 1085 MHz.

Refroidissement par blower ou double ventilateur, 2 ou 4 Go de mémoire, quatre paliers d'overclocking : overdose chez EVGA qui propose pas moins de… 10 combinaisons ! Le détail de toutes ces déclinaisons est disponible sur leur site Internet.

Asus GeForce GTX 770
EVGA GeForce GTX 770

Retour à la raison avec Gainward qui propose trois modèles : l'un aux fréquences d'usine avec trois ventilateurs mais aussi et surtout deux autres avec le fameux système de refroidissement Phantom. Le fabricant détient d'ailleurs le record d'overclocking (ex-aequo) avec un modèle cadencé de 1150 à 1202 MHz.

MSI exploite pour sa part l'éternel TwinFrozr, reposant sur deux grands ventilateurs de 10 cm de diamètre. Un premier modèle est cadencé de 1098 à 1150 MHz, un second de 1150 à 1202 MHz.

Enfin Zotac est le seul à overclocker la mémoire. Elle fonctionne effectivement à 7200 MHz sur la version AMP!, sur laquelle le GPU est cadencé de 1150 à 1202 MHz. La version standard propose quant à elle un léger rehaussement du GPU, fonctionnant de 1059 à 1111 MHz.

Gainward GeForce GTX 770
Zotac GeForce GTX 770

Sécurité : Google met la pression aux éditeurs tiers

En matière de sécurité informatique, Google souhaite accélérer les choses et responsabiliser davantage les éditeurs de logiciels avec la mise en place d'une nouvelle politique interne.

Sur leur blog dédié à la sécurité informatique, Chris Evans et Drew Hintz, ingénieurs chez Google, expliquent avoir récemment découvert que des personnes malintentionnées continuaient d'exploiter une vulnérabilité non corrigée d'une société tierce ; une situation qui ne serait d'ailleurs pas isolée.


hacker logo


Jusqu'à présent, Google encourageait les éditeur à corriger une vulnérabilité critique sur une période de 60 jours. Si aucune solution n'avait été trouvée après cette échéance, Google recommandait de prévenir les clients et de publier certaines procédures afin de sécuriser davantage leurs ordinateurs. « Cependant au travers de notre expérience, une action plus pressante - de 7 jours - nous semble plus appropriée pour les vulnérabilités critiques exploitée activement », expliquent ainsi les ingénieurs.

Google justifie cette décision en ajoutant que chaque jour une vulnérabilité non corrigée est utilisée par un hacker sans que l'utilisateur ne soit au courant de cette dernière. Google reconnaît que cette nouvelle politique est particulièrement « agressive et sans doute trop courte pour que certains éditeurs puisse mettre à jour leurs produits ». Toutefois le géant de Mountain View affirme qu'en une semaine, ces derniers auront le temps de prévenir leurs clients.

Si après cette période de 7 jours l'éditeur n'a pas trouvé de correctif ni publié une alerte à ses utilisateurs pour une vulnérabilité trouvée par Google, la firme californienne se réserve le droit d'en publier le détail au sein de la communauté des chercheurs.

Dell et Samsung : des moniteurs tactiles inclinables pour Windows 8

Dell et Samsung ont récemment annoncé coup sur coup de nouveaux moniteurs tactiles, qui présentent l'intérêt d'être inclinables.

En fin d'année dernière, l'avènement de Windows 8 et de son interface Modern UI ont suscité le lancement de nombreux moniteurs tactiles. Mais la plupart des modèles de la première vague se tenaient à la verticale, comme des moniteurs traditionnels.

Dell et Samsung contribuent cette semaine à une deuxième vague de modèles qui tendent à se coucher sur le bureau, en s'inclinant fortement. Ils conviennent nettement mieux à une utilisation tactile prolongée, et plus seulement à des usages occasionnels (tels que le lancement d'un diaporama ou d'une musique).

Dell S2240T

Dell S2240T


Dell lance ainsi le S2240T, qui peut s'incliner jusqu'à 60° avec ses deux pieds articulés. Il dispose d'une surface tactile capacitive capable d'ignorer la paume de la main et prenant en compte jusqu'à 10 points. Il abrite une dalle VA offrant des angles de vision de 178°, ce qui évite que le rendu ne varie en fonction de l'inclinaison de l'écran. Cette dalle mesure 21,5 pouces de diagonale, affiche une définition Full HD et délivre jusqu'à 250 cd/m² avec un taux de contraste natif élevé de 3000:1.

Le Dell S2240T est disponible dès à présent aux États-Unis au prix public de 400 dollars, soit environ 370 euros TTC. Il est bien référencé sur le site de Dell France, mais sans prix et sans date de disponibilité.

Dell S2240T

Samsung SC770


Samsung lance quant à lui le S24C770, plus grand mais moins ergonomique. Son pied est plus bas et il ne permet d'incliner l'écran qu'à 50°. Il abrite lui aussi une dalle offrant des angles de vision ouverts, une MVA de 24 pouces affichant une définition Full HD avec une luminosité maximale de 250 cd/m² et un taux de contraste natif de 1000:1. On retrouve également une surface tactile capacitive 10 points.

Le Samsung S24C770 sera commercialisé en France au mois d'août au prix public conseillé de 800 euros.

Samsung SC770
Samsung SC770

Camino : l'équipe de développement abandonne son navigateur

De plus en plus concurrentiel, le marché des navigateurs Internet se déchire entre quelques acteurs et quelques technologies. L'équipe développant le logiciel Camino explique avoir jeté l'éponge.


Logo de Camino
Fondé en février 2001, le projet Camino visait à proposer un navigateur basé sur le moteur de rendu Gecko mais optimisé pour OS X en faisant usage des interfaces de programmations natives Cocoa fournies par Apple. La dernière mouture majeure (2.0) date de novembre 2009. Camino est actuellement disponible en version 2.1.2.

« Après une course de 10 années, Camino n'est plus développé et nous encourageons tous nos utilisateurs à migrer vers un navigateur plus moderne », explique ainsi l'équipe de développement. Celle-ci était initialement composée de Mike Pinkerton et Vidur Apparao, deux employés de Netscape, lesquels furent rejoint en 2002 par Dave Hyatt, l'un des co-fondateurs de Firefox. Samuel Sidler, également impliqué au sein du projet depuis 2005, affirme sur son blog que l'objectif était de migrer sur le moteur de rendu Webkit, une initiative qui n'a finalement pas aboutie.

La dernière version de Camino date de mars 2012 et le navigateur n'a pas su rivaliser avec les autres applications telles que Chrome, Safari, Firefox ou Opera. En outre, le logiciel ne reçoit plus de mises à jour de sécurité ce qui rend ses adeptes particulièrement vulnérables. Les développeurs expliquent avoir aidé au développement de Chrome, Firefox et Safari et recommandent donc d'effectuer la migration vers l'un de ces trois navigateurs.

Google : bientôt une pilule électronique à ingérer pour s'identifier ?

Google et Motorola planchent actuellement sur un nouveau modèle de mot de passe et se tournent vers le tatouage électronique et même la pilule à avaler.

Depuis quelques temps déjà Google s'intéresse à la sécurité des mots de passe et tente de trouver des alternatives au mécanisme actuel qui consiste à mémoriser les combinaisons de lettres, de chiffres, de caractères spéciaux et avec différentes casses. En février 2012, Google présentait un mécanisme dans Chrome capable de générer automatiquement un mot de passe puis d'authentifier l'utilisateur par la suite. Les chercheurs de Google se sont ensuite tournés vers l'authentification par USB pour identifier automatiquement l'internaute au sein de Chrome.


tatouage electronique


Regina Dugan, autrefois directrice de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) et désormais responsable des projets spéciaux au sein de la filiale de Google Motorola Mobilty, a fait une apparition à l'occasion de la conférence annuelle D: All Things Digital. Elle affirme que la firme de Mountain View s'intéresse au domaine du « tatouage électronique » et notamment dans la sécurité.

Dans ce domaine, Motorola Mobility travaille avec la société MC10 qui a mis au point de toutes petites puces électroniques malléables qu'il est possible de coller sur la peau d'une personne. Mme Dugan a notamment présenté son tatouage contenant un mot de passe et lui permettant de s'authentifier.

pilule electronique

Une pilule électronique développée par Philips


Cependant il y a encore beaucoup plus insolite. Mme Dungan a présenté une petite pilule à ingérer. Lorsque celle-ci est dans l'estomac, elle peut être activée par les acides gastriques afin de produire un signal électronique. C'est donc finalement le corps entier qui se transforme en mot de passe.

Bien entendu ces technologies n'en sont encore qu'à état de prototypes et bien loin d'être déployées auprès du grand public. Quoi qu'il en soit, il semblerait donc que Motorola Mobility ait plusieurs projets en cours de développement.

Asus PQ321 : premier moniteur Ultra HD destiné au grand public

Asus a annoncé le lancement prochain d'un moniteur Ultra HD d'environ 32 pouces, le premier du marché destiné aux particuliers et aux indépendants.


Asus PQ321

Fabricant de moniteurs depuis quelques années seulement, Asus grille la politesse aux fabricants historiques sur le segment du 4K. Il annonce effectivement le lancement du « PQ321 », un moniteur doté d'une dalle IGZO Ultra HD de 31,5 pouces.

Pour ce faire, Asus admet avoir « collaboré » avec Sharp. Comme le révèlent son apparence et ses caractéristiques parfaitement identiques, le « PQ321 » est effectivement un Sharp PN-K321 estampillé Asus. Contacté par nos soins, Asus indique qu'il commercialisera ce moniteur auprès du grand public (et des PME), alors que Sharp le réserve à un réseau de distribution très spécialisé.

Un Sharp PN-K321 estampillé Asus


On retrouve donc une dalle IGZO de 31,5 pouces affichant une définition Ultra HD (parfois appelée 4K par abus de langage), c'est-à-dire 3840 x 2160 pixels, soit une résolution de 140 pixels par pouce. Il délivre 1,07 milliard de couleurs (couleurs sur 10 bits) avec une luminosité maximale de 350 cd/m². Mesurant 3,5 cm d'épaisseur au point le plus épais (hors pied), c'est l'écran Ultra HD le plus fin du marché. Il dispose de deux entrées HDMI 1.4 mais aussi et surtout d'une entrée DisplayPort 1.2, seule capable de transmettre de l'Ultra HD à plus de 30 Hz, et que seules les dernières puces graphiques exploitent.

L'Asus PQ321 sera lancé aux États-Unis dès le mois de juin à un prix non communiqué. Le modèle de Sharp est vendu 450 000 yens HT au Japon, soit environ 4100 euros TTC, mais on peut penser que le fabricant nippon se réserve les meilleures dalles pour répondre à des usages et à des budgets différents. Autrement dit, le modèle d'Asus pourrait être plus abordable.

Razer Blade : nouveau PC portable de jeu en 14 ou 17 pouces

Razer a annoncé ce matin le renouvellement de son ordinateur portable, suite au lancement de nouvelles générations de composants. Le « Blade » est désormais décliné en deux tailles d'écran.

Razer Blade

Le spécialiste de l'équipement de jeu profite de l'officialisation des nouvelles GeForce GTX de la série 700M pour renouveler son ordinateur portable consacré au jeu vidéo, le « Blade ». Il lance pour l'occasion un second modèle, qui présente l'intérêt d'être plus nomade.

Le « Razer Blade » tout court est effectivement un nouveau modèle à écran de 14 pouces, affichant en l'occurrence une définition HD+ (1600 x 900 pixels). Il ne mesure plus que 1,7 cm d'épaisseur et passe sous les 2 kg, et revendique à ce titre le meilleur rapport encombrement/performance du marché. Mais il perd en contrepartie le fameux écran tactile capacitif, sorte de clavier personnalisable qui différenciait jusqu'à présent le modèle de 17 pouces.

Cet écran « Switchblade », faisant office de pavé tactile (touchpad) en l'absence de souris, est fort heureusement maintenu sur le nouveau modèle à écran Full HD de 17,3 pouces, désormais baptisé « Razer Blade Pro ». Il mesure toujours 2,2 cm d'épaisseur pour un peu moins de 3 kg.

Razer Blade Pro

Les deux modèles abritent par ailleurs une configuration similaire. Celle-ci est principalement constituée d'un nouveau processeur Intel Core de 4e génération (Haswell), un Core i7 à quatre cœurs pour la version Pro, épaulé par 8 Go de mémoire DDR3L, ainsi que d'une nouvelle puce graphique dédiée Nvidia GeForce GTX 765M associée à 2 Go de mémoire GDDR5.

Le stockage n'est confié qu'à un SSD de 128 Go (256 ou 512 Go en option), il n'y a ni disque dur, ni unité optique. La connectivité réseau est assurée par un contrôleur dédié au jeu en ligne, un Qualcomm Killer NIC N1202 offrant Wi-Fi N et Bluetooth 4.0. On retrouve par ailleurs une webcam à 1,3 ou 2 millions de pixels, trois ports USB 3.0, une sortie HDMI 1.4 et une prise micro-casque combinée.

Les « Razer Blade » et « Razer Blade Pro » seront disponibles dès le 3 juin aux États-Unis pour respectivement 1800 et 2300 dollars, soit environ 1700 et 2100 euros TTC. Ils ont fait l'objet de communiqués de presse en français, mais aucune date ni aucun prix ne sont malheureusement communiqués pour la France.

Razer Blade
Razer Blade

M. Shuttleworth ferme le premier rapport de "bug" pour Ubuntu

Mark Shuttleworth, le fondateur de la société Canonical éditant la distribution GNU/Linux Ubuntu, a finalement clôturé le premier rapport de bug concernant le système d'exploitation.


ubuntu logo sq gb
Publié le 20 août 2004 et rédigé par M. Shuttleworth lui-même, ce premier rapport était pour le moins insolite. En effet, dans son message, l'homme expliquait les conditions du marché et pointait l'omniprésence de Windows.

M. Shuttleworth expliquait dans ce ticket que Microsoft détenait une majorité des parts sur le marché des systèmes d'exploitation. « C'est un bug qu'Ubuntu et que les autres projets doivent corriger », déclarait-il alors. Le fondateur de Canonical revenait ensuite sur la philosophie du logiciel libre et pointait fermement les solutions propriétaires tels que le système Windows.

M. Shuttleworth défiait les internautes de se rendre dans une boutique informatique et de trouver un PC commercialisé sans licence Windows. Si pour de rares exceptions il était possible de trouver cette machine, celle-ci était cependant livrée avec des pilotes ou un BIOS propriétaires.

Ce premier rapport n'est évidemment pas passé inaperçu et fut le centre d'innombrables débats. Si la situation n'a pas vraiment changé sur le marché des ordinateurs, M. Shuttleworth expliquait hier soir que ces neuf dernières années le domaine des nouvelles technologies a largement évolué avec l'apparition de smartphones ou de tablettes. Sur ces secteurs, Microsoft doit désormais faire face à de nouveaux acteurs tels qu'iOS et Android. Il ajoute que dans le milieu du cloud computing, Microsoft ne boude plus Linux et offre la possibilité de faire tourner une distribution sur Azure.

« Je pense qu'il est important de reconnaitre qu'il y a eu un revers. Du point de vue d'Ubuntu, ce bug est désormais fermé », affirme ainsi M. Shuttleworth.

Google Glass : nos premières impressions

Les Google Glass ont passé quelques temps dans nos locaux. Très attendue, la monture connectée de Google pourrait bien lancer pour de bon l'ère de l'informatique « à porter ». Avec un exemplaire préliminaire destiné aux développeurs, et un écosystème forcément limité, on peut tout de même livrer nos premières impressions sur cet appareil mobile d'un genre nouveau !


Google Glass, c'est quoi ?


Avant de rentrer dans le détail de l'expérience, il convient de rappeler ce qu'est, et surtout ce que n'est pas Google Glass. À commencer par ce qui peut paraître le plus évident : il ne s'agit pas exactement d'une paire de lunettes, même s'il est possible d'y greffer des verres.



La monture de Glass est asymétrique : toute la partie technologique se trouve dans la branche droite : les composants, la batterie, la caméra et surtout l'écran, ou plutôt le prisme qui renvoie, via un miroir sans tain, l'interface dans le champ de vision de l'utilisateur.

Google Glass
Google Glass


Cet « écran » projette une image qui équivaut à peu près à un écran de 63,5 cm de diagonale, visionné à une distance de 2,44m. La définition de l'affichage est de 640x360 pixels, ce qui n'est pas spécialement élevé, mais largement suffisant en pratique, et pas si éloigné de ce que l'on avait sur un smartphone il y a encore pas si longtemps que ça.

Google Glass


D'ailleurs à l'intérieur de la branche droite, on trouve des composants qui n'auraient pas à rougir face à n'importe quel smartphone à peu près bien équipé : processeur double cœur Cortex A9 à 1 GHz, 1 Go de mémoire vive, 16 Go de stockage interne, et un appareil photo / vidéo de 5 mégapixels capable de capturer des vidéos en 720p. Le tout s'intègre dans un espace finalement très peu volumineux, et surtout léger : 36 grammes. Autant dire qu'on ne les sent pas particulièrement.

Google Glass


La surface de la branche droite a également un autre usage des plus importants : elle fait office de surface tactile, permettant de naviguer dans les menus. L'autre moyen d'interaction est évidemment la voix : Google Glass inclut un micro qui permet d'envoyer des commandes et d'effectuer des recherches. Le son passe par un système de conduction osseuse qui permet, en principe, de limiter les nuisances pour l'entourage : les vibrations sont perçues par l'utilisateur, peu autour de lui. Enfin, un bouton au sommet de la branche permet de capturer des photos (appui simple) ou des vidéos (appui prolongé).

Google Glass
Google Glass


Google Glass se connecte au smartphone en Bluetooth ou Wi-fi, mais dispose également de son propre circuit Wi-fi que l'on peut utiliser de manière autonome. Évidemment, l'usage smartphone sera le plus intéressant. La branche intègre un port Micro USB pour la recharge et la connexion.

Google Glass


OK Glass : le 1er contact


Evoquer l'expérience de Google Glass est assez compliqué, dans la mesure où c'est vraiment un appareil mobile complètement inédit. Inédit donc nécessitant un certain temps d'adaptation, ne serait-ce que pour ajuster Glass à ses yeux. Les premiers contacts sont assez difficiles : placer la monture de manière à ce que l'on puisse voir l'affichage dans son intégralité, sans pour autant avoir le prisme dans son champ de vision n'est pas chose aisée. On ne voit rien, on ajuste, l'écran s'éteint, on ne sait pas comment le rallumer…

Google Glass
Google Glass


Mais on finit par trouver le réglage adéquat. Un affichage vient se superposer dans un coin de votre champ de vision. Très déroutant au premier abord ! L'interface est heureusement sobre et peu intrusive. Ne vous attendez pas à avoir le Jarvis d'Iron Man sur votre rétine : l'interface consiste en une série d'écrans que l'on fait défiler au moyen de la surface tactile, et mettant l'accent sur des polices sobres, dans la lignée des interfaces déployées par Google ces derniers temps (Google Now, Play Store…)

Captures Google Glass


Que fait-on exactement avec Google Glass ? Pour l'instant… Pas grand-chose, du moins pas facilement. Les applications sont encore assez limitées : navigation GPS, consultation des mails, client Twitter intégré, capture photo/vidéo, ou encore appel et même Google Hangout. La difficulté lors de notre premier contact réside dans l'absence totale de géolocalisation à l'heure où nous écrivons ces lignes. Google Glass ne comprenait que l'anglais, et visiblement plutôt l'anglais américain, et évidemment, la recherche d'adresses à Lyon est assez problématique. Évidemment, il est impensable que ce soit encore le cas lorsque Google Glass sortira dans le commerce.

Captures Google Glass


Néanmoins, le guidage GPS est, avec la capture vidéo, l'usage le plus évident et le plus parlant quant au potentiel de Glass. Disposer d'une carte bénéficiant d'une boussole dans son champ de vision s'avère évidemment plus pratique que baisser les yeux sur l'écran de son smartphone dans le cas d'un trajet à pied. Le guidage vocal fonctionne plutôt bien, même s'il faudrait le tester dans un environnement plus bruyant. Mais dans des conditions plutôt calme, le système à conduction osseuse intégré à la branche, qui permet de véhiculer le son, fait le job.

Captures Google Glass
Captures Google Glass


La capture photo et vidéo est également des plus intuitives, avec là encore le sentiment assez libérateur de se débarrasser d'un filtre entre l'intention de capturer ce que l'on voit et l'action en tant que telle, qui nécessite forcément l'utilisation d'un appareil. Les usages différeront de la démarche traditionnelle de prendre une photo avec tout ce que ça implique au niveau cadrage, composition etc. Là, on est dans l'instant, et c'est justement ce qui pourrait faire la différence, en supprimant le délai nécessaire à la prise en main du smartphone ou de l'appareil photo : pour capturer des souvenirs instantanément, Glass pourrait bien faire un malheur, notamment sur les réseaux sociaux.

Captures Google Glass
Captures Google Glass


Les autres applications sont plus « classiques » : on peut effectuer des recherches, y compris des questions en langage naturel, passer par Google Glass pour appeler un contact, ou encore dicter des messages. Effectuer ces actions via un écran apporte forcément un côté novateur, mais pour l'instant, on reste dans des applications très rudimentaires. Le potentiel est là, notamment pour la possibilité de passer des appels vidéo en mode « vous voyez ce que je vois », mais on devra attendre un écosystème plus fourni pour l'exploiter réellement.

Captures Google Glass
Captures Google Glass


Google Glass : les limites ?


Google Glass
Avant d'évoquer les éventuelles réserves que nous avons pu ressentir, une précision importante : Google Glass n'est pas un produit fini, et il devrait encore évoluer assez nettement d'ici sa sortie commerciale. En outre, il est assez difficile de le comparer à quoi que ce soit d'autre qu'on ait pu utiliser jusqu'ici, et l'écosystème étant inexistant, se projeter dans l'avenir est assez périlleux.

Quels pourraient être les problèmes rencontrés lors de l'usage de Google Glass ? Tout d'abord, certainement, le fait de devoir porter une monture : tout le monde n'y est pas habitué, même s'il est tout de même relativement probable que l'on porte au moins des lunettes de soleil de temps en temps (certes assez peu ces jours-ci…). Dans l'état actuel des choses, on a trouvé l'exemplaire que nous avons pu tester plutôt confortable, en tous cas pas trop lourd. Deux problèmes tout de même : le temps d'adaptation nécessaire, qui peut s'avérer gênant lors des premières utilisations, et la chauffe de la branche contenant les composants, qui est loin d'être négligeable.

Pour ceux qui portent des lunettes, justement, l'exemplaire existant n'est clairement pas fait pour être porté par dessus. Néanmoins, il est trop tôt pour évoquer cette problématique, qui fait partie des préoccupations de Google, qui compte notamment travailler en collaboration avec les opticiens.

GoogleGlass
Reste évidemment les questions liées au respect de la vie privée et aux comportements. L'usage de Google Glass en public va forcément poser problème, et raviver des inquiétudes apparues à l'arrivée des premiers téléphones dotés d'un appareil photo, ou des premiers smartphones qui avaient forcément tendance à détourner l'attention.

Avec Glass, de nouvelles questions se posent : est-il en train de me filmer ? Ecoute-t-elle vraiment ce que je dis ? Et ne parlons pas des environnements sensibles et de tous les problèmes de confidentialité qui pourraient en découler.

On peut nuancer ces craintes : dans l'état actuel des choses, un utilisateur de Google Glass ne passe pas inaperçu. Déjà, parce qu'il a un prisme lumineux au-dessus de l'œil droit, et surtout parce qu'il est très facile de s'apercevoir quand un utilisateur se concentre sur cet affichage.

Néanmoins, il est important de soulever ces questions dès maintenant. Le but de Google, ou de tout fabricant désireux de se lancer dans le « wearable computing », sera forcément de se rendre le plus discret possible : un utilisateur de Google Glass en 2024 pourrait ne plus ressembler à un cyborg.

Enfin, même s'il ne s'agit pas d'un modèle définitif, l'autonomie sera un point à améliorer. Elle varie selon l'utilisation, mais un usage un tant soit peu intensif peut faire tomber la batterie en 4 heures.

Premières impressions 


Google Glass
Que penser au final, de cette première utilisation de Google Glass ? Difficile à dire : on est en présence d'un périphérique mobile qui pourrait connaître un grand succès, mais il faut encore une grosse dose d'imagination pour parvenir à se représenter ce que sera son écosystème, ses usages au quotidien... et son acceptation.

En revanche, on est plutôt séduit par l'exemplaire que l'on a eu entre les mains, et surtout par son degré de maturité, pour un produit d'un genre nouveau, qui ne devrait pas être commercialisé avant de longs mois. L'utilisation nécessite un temps d'adaptation, le design n'est sans doute pas parfait, mais l'exécution, pour un premier jet, est plutôt prometteuse, tant au niveau de la finition du produit que de l'efficacité du dispositif d'affichage.

Il est encore trop tôt pour juger du succès potentiel de Google Glass, et il sera peut-être même encore trop tôt lorsque les premiers exemplaires finaux seront commercialisés, mais le concept est indéniablement fascinant, et la proposition d'évolution de la mobilité que porte Google Glass sera des plus intéressantes à suivre !

Copie privée : Apple condamné à 5 millions d'euros pour l'iPad

Le tribunal de commerce de Paris a condamné Apple à une amende de 5 millions d'euros au titre de la redevance pour copie privée due à Copie France.


Apple iPad Retina
Le tribunal de commerce de Paris a condamné Apple à verser cinq millions d'euros à Copie France au titre de la redevance pour Copie Privée, révèle l'organisation dans un communiqué. Le litige porte sur les iPad vendus en 2011 par la firme de Cupertino, qui s'est toujours refusée à payer la somme au syndicat chargé de défendre les intérêts des acteurs de l'audiovisuel.

Pourtant, en février 2011, Apple avait bel et bien répercuté la redevance sur le prix de ses tablettes, en augmentant de 9,56 euros la version de base (16 Go, WiFi) et de 14,35 euros la version 64 Go.

Copie France accuse donc la firme d'avoir fait payer à ses clients sans pour autant lui reverser la somme a posteriori. Le syndicat estimait son manque à gagner à 4,74 millions d'euros, sur la base de 500 000 terminaux écoulés par Apple en 2011.

Le Tribunal de commerce vient donc de reconnaître les droits du syndicat et de fixer une indemnisation à hauteur du préjudice estimé.

Le Conseil d'État doit encore se prononcer

Apple et Copie France pourraient bien ne pas en avoir terminé avec la justice puisque Apple avait contesté la validité du barème appliqué en 2011 par Copie France, qui intégrait pour la première fois les tablettes tactiles. Le 12 janvier 2011, la commission chargée de fixer ces barèmes avait effectivement adopté une taxation provisoire, valable jusqu'au 31 décembre suivant. Dés le premier janvier 2012, les iPad n'étaient plus concernés par la redevance, Apple décidant alors d'en baisser proportionnellement les prix, tout en refusant de régler à Copie France la facture de 2011.

Le Conseil d'État, saisi par Apple, doit encore se prononcer sur la décision adoptée par la commission le 12 janvier 2011. En attendant, il devra donc s'acquitter de la redevance...

Rappelons que la semaine dernière, Free, également en litige avec Copie France, avait finalement conclu un accord avec le syndicat pour payer la taxe due pour son parc de Freebox Revolution. Les modalités de l'accord demeurent cependant toujours inconnues à ce jour.